Les actions cours d'eau

Les actions du syndicat concernant les cours d’eau visent à retrouver le faciès le plus naturel pour le cours d’eau. Pour cela différentes interventions sont menées tout au long de l’année.

Création de ripisylve

 

Certaines zones dépourvues de ripisylve ou colonisées par une végétation fermant le milieu font l’objet de plantation d’arbres adaptés pour créer une ripisylve stable. Le Syndicat de l’Horn réalise des plantations en bord de rivière. Les essences utilisées sont l’Aulne glutineux (Alnus glutinosa), le Frêne commun (Fraxinus exelcior), le Chêne pédonculé (Quercus robur). Ce sont ces essences que l’on trouve le plus souvent en bord de rivière et qui sont les plus intéressantes en termes de niche écologique, d’épuration de l’eau et de maintien des berges.

Le Syndicat réalise environ 1 km de plantation par an avec un taux de réussite à 90%. Ces plantations sont entretenues à la débroussailleuse pendant les 3 années qui suivent la plantation. Les plants et la main d’oeuvre sont intégralement financés.

Entretien de la ripisylve

 

Le Syndicat de l’Horn dans le cadre du CTMA intervient sur la ripisylve tout au long de l’année afin de permettre un bon écoulement. L’entretien de la ripisylve doit d’être sélectif afin de préserver les habitats aquatiques. Le but est de restaurer les zones colmatées et de rouvrir les boisements vieillissants qui ne permettent plus l’accès au cours d’eau.

L’équipe en régie du Syndicat de l’Horn effectue un entretien régulier sur les cours d’eau du territoire : un passage environ tous les 4 ans. Cet entretien s’accompagne d’un ramassage de déchets sur le tronçon entretenu.

Gestion des abreuvements

 

Les abreuvements directs du bétail au cours d’eau, peuvent entrainer des dégradations importantes pour le cours d’eau. Le piétinement créée des érosions qui  dégradent l’habitat normalement disponible en pied de berge. La divagation des animaux dans le cours d’eau va participer au colmatage des habitats par les sédiments et une dégradation de la qualité de l’eau par les excréments directement déposés dans la rivière.

Afin d’éviter un tel impact sur la rivière il est conseillé d’écarter la clôture du bord de berge, et de s’équiper d’une pompe de prairie comme point d’abreuvement.

 

La restauration de la continuité écologique

 

Afin de conforter l’état des populations de poissons, particulièrement de migrateurs, le Syndicat intervient sur les ouvrages qui ont un impact sur le cycle biologique de ces poissons. En effet les ouvrages créant une rupture de la pente naturelle du cours d’eau ne permettent que difficilement la montaison et la dévalaison des poissons et l’envasement à l’amont de ces ouvrages dégradent les habitats disponibles pour ces espèces.

Plusieurs types d’interventions peuvent être mise en œuvre :

•La suppression de l’ouvrage : c’est le cas pour certains passages busés trop petits ou mal calés qui ne sont plus utilisés ou pour des ouvrages de moulin complètement infranchissables par la faune piscicole.

•Le remplacement/repositionnement de l’ouvrage : c’est le cas pour les passages busés trop petits ou mal callés sous route, l’action va consister à placer la buse au niveau du lit naturel du cours d’eau.

•L’aménagement de passes à poissons : c’est le cas pour des ouvrages difficiles à aménager vis-à-vis de la continuité sur des petits cours d’eau. Le but est de rattraper la chute occasionnée par l’ouvrage avec un système de passe à bassins en bois ou par une rampe en enrochement.

La renaturation de cours d’eau

 

Le bon état écologique comprend le bon état morphologique. L’hydro-morphologie correspond à l’état physique du cours d’eau. La restauration de la morphologie c’est l’action de redonner au cours d’eau son faciès le plus naturel possible (renaturation). Lorsqu’un cours d’eau a subit des modifications plus ou moins lourdes par le passé, il n’assume plus autant toutes ses fonctionnalités et le vivant associé perd de sa résistance et de sa qualité. Ces modifications se traduisent le plus souvent par des remaniements du cheminement du cours d’eau : la rectification (le tracer en ligne droite), la dérivation (le sortir de son lit naturel), le recalibrage (sur creuser le lit). Ces modifications sont effectuées pour maitriser les écoulements et contrôler le cheminement de l’eau mais ceci aura pour conséquence des perturbations plus ou moins fortes (ex : érosions anormales, intensification des inondations) et une baisse de la biodiversité aquatique.

Le syndicat intervient sur les cours d’eau modifiés pour les renaturer. Les opérations les plus courantes sont : la remise en talweg (remise du cours d’eau dans son lit naturel), le reméandrage (retrouver l’aspect sinueux), le débusage (remise à ciel ouvert).

Les suivis pisicoles

 

Afin d’améliorer la connaissance des cours d’eau du territoire, le syndicat met en place des suivis qui concernent la population de Truites fario. Il s’agit de l’espèce référence sur nos cours d’eau. Le suivi de l’effectif de Truites fario est un bon indicateur à propos de l’état des cours d’eau et de leur dynamique.

Cet indicateur découle d’un protocole précis qui consiste à comptabiliser le nombre de truitelles (truites de l’année) sur des portions de cours d’eau favorables au développement des juvéniles. Ce protocole est mis en place par les agents de la Fédération de pêche du Finistère.

Vous êtes propriétaire riverain d'un cours d'eau et vous souhaitez y faire des aménagements ?

Vous pouvez contacter le technicien rivière qui pourra vous conseiller sur la démarche à adopter.

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