Les cours d'eau

Définition : Un cours d’eau est un écoulement d’eaux courantes dans un lit naturel à l’origine, alimenté par une source et présentant un débit suffisant la majeure partie de l’année. L’écoulement peut ne pas être permanent compte tenu des conditions hydrologiques et géologiques locales. (Code de l’environnement article L.215-7-1)

Les cours d’eau du territoire

 

Depuis 2008, le Syndicat de l’Horn veille au retour du bon état écologique des cours d’eau Léonards, à savoir l’Horn, le Guillec, le Kerallé, le Rest, le Frout et les ruisseaux côtiers de St Pol de Léon jusqu’à Plouescat. Ce territoire d’action représente environ 200 km de cours d’eau.

Sur le territoire du Syndicat de l’Horn, il s’agit de cours d’eau de 1ère catégorie halieutique c’est-à-dire des cours d’eau qui abritent principalement des poissons de la famille des Salmonidés (Truite fario, Saumon atlantique). Ce type de rivière se caractérise par une eau généralement fraîche, oxygénée et qui coule sur un substrat composé de cailloux et de graviers.

D’Est en Ouest :

– L’Horn

– Le Guillec

– Le Ruisseau de Moguériec

– Le Ruisseau de Port Neuf

– Le Ruisseau de Kervaliou

– Le Ruisseau de Kerfissien

– Le Kérallé

– L’Ar Rest

– Le Kernic

– Le Frout (Affluent de la Flèche)

Flore

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La ripisylve correspond à l’ensemble des formations boisées présentes au bord des cours d’eau. Ces boisements et les herbacées qui les accompagnent sont indispensables pour le bon fonctionnement de la rivière.

Elle constitue un réservoir de biodiversité important tant au niveau terrestre qu’aquatique. En effet le système racinaire des arbres, une fois installés en pied de berge dans l’eau (souvent le cas pour les Saules et les Aulnes) créée des habitats intéressants pour la faune aquatique (invertébrés, poissons). Les arbres apportent une quantité suffisante de matière organique morte pour le bon développement de la macrofaune aquatique. Le système racinaire en pied de berge permet une meilleure tenue de la berge et limite les érosions de berges. La bande rivulaire joue un rôle important dans la préservation de la qualité de l’eau en filtrant l’eau de ruissellement avant qu’elle arrive dans le cours d’eau. Les arbres, en apportant de l’ombre gardent l’eau à une température acceptable pour la faune aquatique. Si la bande rivulaire est large et de bonne qualité (composée d’espèces locales et non artificialisée) elle pourra plus facilement assumer ses fonctions vis à vis du cours d’eau.

Lorsque la ripisylve est vieillissante et/ou dégradée, elle peut créer des encombres importants dans les cours d’eau. Ces obstacles ont des effets positifs sur les milieux aquatiques, comme l’apport de matière organique morte et ils créent des habitats variés (au dessus et sous l’eau) pour une faune diversifiée (invertébrés, poissons, amphibiens, mammifères semi aquatiques). Mais ils peuvent poser certains problèmes (érosions anormales, colmatage du fond du lit, renfermement du cours d’eau). Étant donné le contexte agricole sur le territoire (travail intense du sol, maillage bocager faible) les encombres ont tendance à créer des zones de dépôts ce qui conduit à un fort colmatage du fond du lit par les éléments fins.

 

Faune

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L’Horn, le Guillec, le Kérallé et les ruisseaux côtiers associés sont des cours d’eau pouvant abriter des poissons migrateurs de par leur confluence avec la Manche. On distingue deux types de migrateurs sur le territoire :

La Truite fario (Salmo trutta) qui est un migrateur holobiotique c’est-à-dire qui migre au sein d’un même milieu (eau douce). En effet la Truite fario a besoin de se déplacer sur une grande partie du linéaire du cours d’eau (des zones de sources jusqu’aux parties aval) pour effectuer son cycle biologique.

– Les migrateurs amphibiotiques qui sont représentés sur le territoire par l’Anguille européenne (Anguilla anguilla), la Truite de mer (Salmo trutta) et le Saumon atlantique (Salmo salar). Ces espèces migrent de l’eau douce vers la mer ou inversement. L’Anguille comme le Flet se reproduisent en mer et grandissent en eau douce tandis que les Salmonidés se reproduisent en rivière pour ensuite grandir en mer.

Le régime alimentaire des espèces citées ci dessus se compose du cortège d’animaux aquatiques et semi aquatiques qui les accompagnent. Les poissons de plus petite taille tels que : la Loche franche, le Chabot, le Vairon. Nous notons aussi la présence de Gardons qui est un poisson échappé des plans d’eau présent sur le territoire. Il y a aussi les invertébrés qui constituent une part importante de la ressource alimentaire des espèces piscicoles : Ephémères, Libellules, Demoiselles, Gammares. Cette faune a besoin d’un maximum d’habitat dans l’eau (bois mort, végétation aquatique, systèmes racinaires,…) pour se développer et ainsi maintenir l’équilibre qui règne dans la rivière.

Autour du cours d’eau nous pouvons signaler la présence d’espèces qui vont elles aussi prélever leur nourriture dans ou au dessus de l’eau comme le Martin pêcheur, la Loutre, le Grand cormoran, le Héron cendré, les Chauves souris. Mais aussi des espèces herbivores comme le Campagnol amphibie.

Une question sur les cours d'eau ?

Pour tous projets et renseignements sur les cours d’eaux du territoire, vous pouvez contacter le syndicat

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