Les zones humides

Avec le Syndicat Mixte de l’Horn

Qu’est-ce qu'une zone humide ?

Un écosystème particulier entre terre et eau…

Ce sont des « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau, de façon permanente ou temporaire où la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles (des plantes qui
ont besoin d’eau pour leur développement) pendant au moins une partie de l’année ».

Les zones humides sont des espaces protégés par la loi car ils ont un rôle important dans la régulation des crues et dans l’amélioration de la qualité de l’eau. Mais elles sont aussi, dans notre région, parmi les derniers espaces encore gérés naturellement et abritent de ce fait la plus grande diversité en espèces végétales, en insectes et oiseaux.

Ce sont des traces d’hydromorphie, trace de « rouille » ou d’oxydation dans le sol, qui montrent le le sol est gorgé d’eau durant une bonne partie de l’année.

Une zone humide nous rend des services gratuitement tout le long du bassin versant !

Les zones humides existent tout au long du bassin versant, en amont, en aval, zones de plaines, vallons…

Elles assurent « gratuitement » toutes des fonctions importantes dans la régulation des inondations, l’amélioration de la qualité de l’eau (dénitrification) et de refuges pour la biodiversité. Si Les zones humides sont en « bon état » et connectées entre elles de préférence, elles vont pouvoir assurer pleinement leurs rôles, pour l’amélioration de la qualité de l’eau mais aussi pour notre qualité de vie.

Filtre et réservoir d’eau « Une éponge en Hiver, un arrosoir en Eté… »

La partie supérieure du sol (couche humifère) est la partie la plus vivante du sol (racines, bactéries, champignons, vers…). Lorsque cette couche humifère est saturée en eau, elle joue le rôle d’un véritable réservoir d’eau (comme une éponge) et filtre grâce aux transformations chimiques (dénitrifications) qui se déroulent par le biais de tous les organismes présents. Les zones humides ont aussi un rôle essentiel dans la prévention des inondations. Ces transformations chimiques dépendent aussi de la vitesse de transfert de l’eau au sein de la zone humide, plus l’eau passe du temps dans la zone plus elle est filtrée, d’où l’intérêt de ralentir les eaux de ruissellement avec des talus en ceinture de zone humide (le drainage de ces zones accélère alors les écoulements).

 

Par exemple, la réduction des taux de nitrates dans l’eau se produit grâce à :

  • L’absorption de l’eau par la végétation (prairies, friches ou boisement)
  • La dénitrification par les bactéries qui utilisent l’oxygène (O) présent dans le nitrate pour respirer : transformation du nitrate (NO3-) en azote atmosphérique (N2) lorsque le niveau de la nappe est haut. Une oxygénation temporaire peut aussi se réaliser lorsque la nappe est au point bas (battement de la nappe).

Refuge

32% des espèces végétales indigènes du Finistère sont des plantes de zones humides, 38% des espèces végétales estimées rares et en régression dans le Finistère sont des plantes de zones humides.

Lycnis fleur de coucou

Silene flos-cuculi

Caléopterix vierge

Caleopterix virgo

Cardamine des prés

Cardamine pratensis

Joncs diffus

Juncus effusus

Campagnole amphibie

Arvicola sapidus

Orchis à fleur lâche

Anacamptis laxiflora

Renoncule rampante

Rannunculus repens

Angélique des bois

Angelica sylvestris

 

 


Zone de loisirs pour tous

les GR ou les allées vertes

Ici chemin de Randonnée à Coatudréas Commune de Mespaul.

Patrimoine paysager et culturel

Image et mémoire du territoire (comme les tourbières), les zones humides participent à l’amélioration du cadre de vie (ex les tourbières, sont de véritable bibliothèque de nos passés, et de l’usage ancien des zones humides).

Production de ressources naturelles

Production agricole et autres (ex fourragère, sylvicole, chasse, piscicole, apiculture etc…). Les zones humides peuvent être de bonnes ressources fourragères, étant donné que les plantes ont de l’eau à disposition toute l’année.

Les zones humides, en danger chaque jour

Dans un souci de protection des zones humides, certains travaux ou certaines activités susceptibles de leur porter atteinte ont été réglementés ou interdits.
Les zones humides concernent tout le monde, avant d’engager des travaux en zones humides, renseignez-vous auprès du Syndicat Mixte de l’Horn ou du service départemental de police de l’eau (DDTM).

De nombreux travaux, peuvent impacter les zones humides et les empêcher de jouer pleinement leurs rôles :

  • Remblais et dépôts de déchets
  • Drainage,
  • Assèchement
  • Aménagement ,
  • Urbanisation
  • Sondage forage et prélèvements
  • Barrages digues et plan d’eau stagnant,
  • Pisciculture (vidange non régulée),
  • Travaux inadaptés et dépôts de curage des cours d’eau, consolidation de berges avec assèchement.

La destruction progressive de ces milieux et de leur fonctionnement naturel implique de trouver des mesures compensatoires très coûteuses. Même, un remblai avec une simple couche de terre végétale constitue un rehaussement du sol, l’eau de la nappe n’atteint plus la couche humifère et les rôles filtrant et d’épuration sont altérés.

Au niveau national, la moitié des zones humides ont disparu entre 1940 et 1990

 

Si vous avez un doute ?

Pour tout projet, si vous avez un doute sur la nature du sol, le classement en zone humide de votre terrain (inventaire disponible sur zoneshumides29.com ou au SMH), ou si vous voulez des précisions sur la règlementation et les actions possibles en faveur de ces milieux vous pouvez contacter le Syndicat Mixte de l’Horn (SMH) à Plouénan
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